Pourquoi les pilotes ne mangent-ils jamais la même chose que les passagers ?

Pourquoi les pilotes ne mangent-ils jamais la même chose que les passagers ?

Découvrez pourquoi les pilotes et co-pilotes évitent les repas des passagers et ne mangent jamais le même plat entre eux pour garantir la sécurité des vols.

Tomber malade pendant ses vacances est la hantise de tout voyageur. Pourtant, la nourriture servie lors des vols long-courriers pourrait représenter un risque insoupçonné. Selon un rapport de NBC News, des inspecteurs de la Food and Drug Administration (FDA) ont relevé divers problèmes de sécurité sanitaire dans des centres de restauration aérienne ces dernières années, incluant des moisissures ou la présence de nuisibles. S’il est difficile de quantifier précisément les cas d’intoxications liés à l’avion, ces incidents rappellent que l’hygiène alimentaire est un enjeu crucial en plein ciel.

Une mesure de sécurité stricte pour l’équipage

Les compagnies aériennes sont parfaitement conscientes de ce risque. C’est pourquoi les pilotes reçoivent la consigne d’éviter les repas servis aux passagers à partir du chariot de service. L’objectif est de prévenir tout problème de santé qui pourrait incapaciter l’équipage technique. Les plats destinés aux pilotes sont généralement préparés par la même société de restauration, mais suivent des mesures de sécurité plus rigoureuses.

Plus surprenant encore, le commandant de bord et le copilote ne mangent jamais le même plat. Cette règle de diversification garantit que si l’un des repas est contaminé et rend un pilote malade, l’autre restera en pleine possession de ses moyens pour continuer à piloter l’appareil en toute sécurité.

Les pilotes mangent-ils mieux que les passagers ?

Si leurs repas suivent des directives plus strictes, cela ne signifie pas pour autant qu’ils dégustent des mets gastronomiques. Selon le capitaine John Cox, pilote à la retraite, les repas dédiés à l’équipage sur les vols long-courriers sont souvent très similaires à ceux servis aux passagers. En d’autres termes, si votre plateau-repas vous laisse un souvenir mitigé, il est fort probable que votre pilote partage le même avis sur le sien.

Cependant, certaines compagnies peuvent se montrer plus flexibles selon la disponibilité. Chez Air Canada, par exemple, le capitaine Doug Morris confirme que si les pilotes doivent manger des plats différents et à des horaires décalés, ils sont parfois autorisés à consommer des collations provenant du menu de la classe affaires. En revanche, lorsque les options manquent, le repas peut se limiter à un simple sachet d’amandes, que Morris surnomme avec humour les « granulés pour pilotes ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *