Pourquoi il est dangereux (et strictement interdit) de vapoter en avion

Découvrez pourquoi utiliser ou recharger une cigarette électronique à bord d’un avion est non seulement passible de lourdes amendes, mais surtout extrêmement dangereux.

Découvrez pourquoi utiliser ou recharger une cigarette électronique à bord d'un avion est non seulement passible de lourdes amendes, mais surtout extrêmement dangereux.

Person vaping electronic cigarette

Utiliser une cigarette électronique à bord d’un avion entraîne de graves répercussions. Alors que le vapotage a gagné en popularité ces dernières années, des réglementations strictes en matière de sécurité et de santé ont été mises en place. Dès 2016, l’utilisation des cigarettes électroniques a été officiellement interdite sur les vols commerciaux par les autorités américaines, une norme largement appliquée à l’international. Cette règle vise avant tout à protéger les passagers de l’exposition indésirable aux aérosols et aux produits chimiques toxiques libérés dans un espace clos.

Outre les préoccupations de santé publique, vapoter dans un avion coûte cher. Les passagers qui enfreignent cette interdiction s’exposent à des amendes pouvant atteindre près de 1 650 € (1 771 $). En 2019, CNN a rapporté qu’un passager avait été banni à vie d’une compagnie aérienne après avoir déclenché l’alarme incendie de l’appareil en vapotant.

Une autre raison de s’abstenir : cet acte peut provoquer des retards majeurs. Dans une vidéo TikTok de 2020, une hôtesse de l’air a décrit le protocole habituel en cas de vapotage à bord. Selon elle, l’avion peut être immobilisé pendant au moins deux heures, le temps d’effectuer une vérification complète des systèmes et des moteurs. Mais au-delà de ces conséquences logistiques, vapoter en vol est avant tout extrêmement dangereux pour la sécurité de l’appareil.

Les cigarettes électroniques peuvent provoquer des incendies

No smoking sign on airplane

Dans la plupart des cas, ce sont des batteries au lithium qui alimentent les cigarettes électroniques, créant ainsi la vapeur chauffée inhalée par les utilisateurs. Lorsque ces appareils sont utilisés ou rechargés en avion, la source d’alimentation présente un risque de fumée, d’incendie et de chaleur extrême, comme le souligne la Federal Aviation Administration. En 2022, les incidents liés aux batteries au lithium en vol étaient principalement causés par des vapoteuses. Tenter de fumer discrètement dans les toilettes de l’appareil reste donc une pratique hautement risquée.

Les passagers doivent également faire preuve d’une grande prudence lorsqu’ils rangent leurs cigarettes électroniques dans leurs bagages cabine. En 2023, un incendie s’est déclaré sur un vol commercial, envoyant dix personnes à l’hôpital, rapporte The Independent. Un pompier à la retraite présent sur le vol, qui a aidé à éteindre les flammes, a révélé la cause de l’incident : « Il s’agissait d’une vapoteuse branchée sur une batterie en charge à l’intérieur d’un compartiment. C’est très dangereux. Elle a mis le feu à un bagage situé juste à côté. »

Il est par ailleurs strictement interdit de placer des cigarettes électroniques dans les bagages en soute, conformément aux règles de la Transportation Security Administration et des agences de sécurité mondiales. De récents incidents ont en effet prouvé que les e-cigarettes placées en soute pouvaient s’enflammer pendant le transport. La consigne est simple : gardez-les éteintes avec vous en cabine et abstenez-vous de les utiliser ou de les recharger avant d’avoir atterri et quitté l’aéroport.

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