Randonnée transfrontalière: sentier long et dangereux
Lorsque vous préparez une randonnée qui traverse forêts, rivières et vallées jusqu’à atteindre des belvédères, il est utile de s’appuyer sur une liste d’équipements indispensables. Voici les éléments essentiels à emporter :
- Bâtons de marche
- Système d’hydratation ou gourde
- Chaussures de randonnée confortables
- Veste coupe-vent
- Passeport valide si vous traversez la frontière sur l’ensemble du parcours
Le sentier s’étend sur environ 53 kilomètres entre Dyea (Alaska, États‑Unis) et Lake Bennett (Colombie‑Britannique, Canada). C’est un itinéraire à la fois spectaculaire et périlleux, susceptible de voir ses conditions changer rapidement et d’impliquer une faune potentiellement dangereuse.
Avalanches peuvent survenir sur le sentier
Des guides théoriques indiquent que le terrain est imprévisible et que des conditions météorologiques extrêmes peuvent représenter une menace majeure pour les randonneurs. Le parcours comporte des sections humides et rocheuses et oblige parfois à traverser des gués à pied. En juillet, il peut encore y avoir neige, pluie et vent fort, ce qui peut conduire à l’hypothermie. Par mesure de sécurité, il est recommandé de partir tôt le matin, lorsque les congères et les couches de neige sont plus stables et moins susceptibles de déclencher une avalanche.
Les avalanches constituent un risque réel sur ce sentier. L’altitude maximale du parcours et les conditions de terrain en font une zone particulièrement préoccupante pour la sécurité des randonneurs.
Historique: l’une des avalanches les plus meurtrières de l’histoire s’est produite en 1898 pendant la ruée vers l’or du Klondike. La coulée mesurait environ 137 mètres de long et 15 mètres de profondeur. Les chiffres varient: environ 52 corps ont été retrouvés, mais certains rapports évoquent jusqu’à 65 morts. Le point le plus élevé du sentier se situe autour de 1065 mètres d’altitude, là où le terrain reste particulièrement instable et dangereux encore aujourd’hui.
Les ours peuplent la zone
Au-delà du climat, la présence d’ours dans cette zone transfrontalière rend le parcours particulièrement exigeant. En 2016, une fermeture partielle de la portion canadienne a été décrétée après qu’un ours a pénétré dans une cabane et pillé des provisions; le sentier a rouvert une fois que l’ours a été neutralisé par nécessité. En octobre 2019, un homme a été évacué après une morsure d’ours et une autre attaque avait été signalée plus tôt dans le même mois. Des incidents similaires rappellent que les ours ne sont pas rares dans la région.
Il est recommandé d’emporter du spray anti-ours, ainsi qu’un téléphone satellite, car le réseau mobile est inexistant le long du parcours. Assurez-vous d’avoir un passeport et les documents de voyage en règle pour la frontière, et évaluez votre capacité à éviter les zones susceptibles de déclencher des avalanches afin de limiter les risques.
Ainsi, ce sentier transfrontalier est long et exigeant: une préparation minutieuse et des précautions adaptées sont indispensables pour entreprendre une telle aventure.




